Censure Internet au Turkmenistan

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Censure Internet au Turkmenistan

Internet au Turkménistan

Une amélioration est à noter pour les turkmènes qui sont désormais autorisés à se procurer des ordinateurs personnels permettant de se connecter à Interne. Même si leur prix d’achat les réserve de facto à l’élite turkmène. La mise en place de connexions wifi permet plus de flexibilité aux internautes et leur évite de devoir communiquer des informations personnelles, comme c’est le cas lors de la souscription d’un abonnement ou dans un cybercafé. Au Turkmenistan chaque cybercafé demande en effet à ses clients de présenter une pièce d’identité. Les autorités turkmènes maintiennent ces établissements sous une étroite surveillance. En revanche, il est à noter que l’internaute n’a plus besoin de déclarer au gérant quels sites il souhaite consulter, comme c’était le cas auparavant. Il faut cependant savoir que la vitesse de connexion est très lente et la bande passante est souvent très réduite. Des internautes privilégiés qui bénéficient de connexions privées se plaignent de ne pouvoir utiliser lnternet que très peu de temps en journée. La nuit, les choses s’améliorent. Certains se rendent dans les bureaux d’organisations internationales pour avoir accès au World Wide Web.

Gurbanguly Berdimuhamedow et les Obama

Gurbanguly Berdimuhamedow et les Obama

La Censure Internet au Turkménistan est très puissante. Le gouvernement supervise attentivement tout le système. L’étendue de la censure d’Internet au Turkménistan ne fait que confirmer la nature hautement despotique et paranoïaque du régime en place. Le régime de Gurbanguly Berdimuhamedow est considéré par plusieurs organismes indépendants comme une dictature : en effet, le culte de la personnalité, les scores de type soviétiques aux élections, les projets pharaoniques voire délirants parfois construits avec l’apport de compagnie françaises.

Censure au Turkmenistan

La censure du Net intervient d’abord de manière dissuasive puisque l’accès au réseau est fortement limité par des coûts prohibitifs. Avec moins d’un internaute pour 100 habitants, ce pays est l’un des moins connectés à la Toile de la planète. Internet représente une source d’informations incontournable dans un pays aussi isolé. Les Turkmènes s’informent généralement grâce à la télévision par satellite. Or, le gouvernement a décidé de supprimer les antennes paraboliques et de fermer les entreprises qui les vendent. Le Web turkmène est censuré, bien sûr, mais il est surtout interdit à l’immense majorité de la population. C’est ce qui rend le filtrage encore plus simple. Cette structure hautement centralisée simplifie en effet grandement les procédures de censure. Le gouvernement décide des sites qui doivent être censurés et TurkmenTelekom opère le blocage.

Blocage Internet au Turkménistan

Censure Internet au Turkmenistan

Censure Internet Turkmenistan

TurkmenTelekom bloque massivement les sites d’information indépendants et étrangers. Le filtrage de TurkmenTelekom est radiacal. Les Turkmènes travaillant dans des entreprises étrangères accèdent au réseau sans difficulté. Même chose pour les touristes dans les hôtels. Les journalistes, les diplomates et quelques autres hauts fonctionnaires peuvent se connecter par satellite à Internet ce qui demande des installations onéreuses. Les rares internautes qui peuvent s’aventurer sur la Toile n’ont en réalité accès qu’à une version extrêmement censurée du web qui est nommé « Turkmenet ».

Pour ceux qui ont un accès Internet au Turkménistan, passer par un service VPN permet de ne pas subir le filtrage.

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Une réponse à “Censure Internet au Turkmenistan”

  1. On voit bien que pour Obama & co il y a “dictateur” et “dictateur”.
    Il y le dictateur méchant qu’on fait abattre.
    Il y a le dictateur gentil avec qui on fait du business.

    Et parfois c’est le même. Mais c’est juste qu’il n’y a plus de business à faire et qu’il est temps de parler de la démocratie et de droits de l’homme en pleurnichant alors sur le sort des populations.

    Bref, il y a le temps du business, et le temps de tuer. Le reste c’est de la comédie…

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