Censure Internet en Biélorussie

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Manifestation en Biélorussie

Manifestation en Biélorussie

Broyée par la dernière dictature en place en Europe, la Biélorussie n’était déjà pas un paradis de liberté d’expression. Mais la vis s’est encore resserrée depuis hier avec l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi répressive sur l’accès à Internet. Les fournisseurs d’accès Internet biélorusses sont tenus de détailler auprès du gouvernement toutes les spécificités techniques de leur réseau et de conserver l’identification de toute machine qui se connecte. La surveillance du réseau a été confiée au «centre d’opérations et d’analyses», rattaché aux services de la présidence, qui a pour mission de filtrer le contenu entrant en Biélorussie. Le contrôle du pouvoir sur les médias est très fort en Biélorussie. Il n’y aucun pouvoir indépendant, aucun médias indépendants. Ceux-ci doivent sans cesse surmonter des obstacles bureaucratiques et ont peu d’accès aux sources. La plupart des journaux non étatiques ont mis la clé sous la porte en Biélorussie, et il n’existe ni radio ni chaîne de télévision indépendantes dans le pays.

Censure Internet en Biélorussie

Censure Internet Biélorussie

Censure Internet Biélorussie

La censure internet Biélorusse se porte très bien. Pour les biélorusses la situation est critique. Un arsenal de loi répressives se met en place pour que le simple fait de surfer sur un site étranger ne devienne un délit. Le gouvernement biélorusse qui possède un monopole sur les télécoms du pays, n’hésite pas à bloquer l’accès aux sites d’opposition lorsqu’il le juge nécessaire, surtout en période électorale. Les publications indépendantes sont par ailleurs régulièrement victimes d’attaques informatiques par des hackers biélorusses. En 2006, plusieurs sites critiques de l’actuel chef de l’État, Alexandre Loukashenko, ont mystérieusement disparu du web pendant plusieurs jours.

Surveillance des internautes biélorusse

Censure Internet en BiélorussieConcernant les internautes biélorusses, la loi stipule que les propriétaires et les administrateurs de cafés Internet ou d’autres endroits qui offrent un accès à Internet, comme les hôtels, peuvent être poursuivis et leur entreprise fermée si des clients visitent des sites basés hors de la Biélorussie. La loi oblige les fournisseurs d’accès Internet à garder les informations relatives à leurs clients pour les remettre à la police, au fisc, aux services spéciaux ou à d’autres structures étatiques en cas de demande. Les portails Internet étrangers devront être également enregistrés en Biélorussie pour être consultables dans ce pays. Cela veut dire que ni Google, ni Yandex, ne pourront fournir de services aux consommateurs biélorusses tant qu’ils ne seront pas enregistrés en Biélorussie. Les sociétés n’ayant pas enregistré leur site en Biélorussie et les fournisseurs d’accès n’ayant pas identifié leurs clients seront désormais passibles d’amende. Les sites incriminés seront bannis sur décision du ministère de la Communication et seront rendus inaccessibles depuis les organisations publiques, les entreprises d’Etat et les cybercafés. Les cybercafés et autres accès disponible dans lieux publics qui n’appliqueraient pas scrupuleusement le filtrage demandé par les autorités biélorusses risquent la fermeture pure et simple. Seul un accès avec un tunnel VPN chiffré permet de contourner la censure en Biélorussie.

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2 Réponses à “Censure Internet en Biélorussie”

  1. Les portails Internet étrangers doivent être également enregistrés en Biélorussie pour être consultables dans ce pays. Cela veut dire que ni Google, ni les sites russes comme yandex.ru, ni mail.ru ne peuvent fournir de services aux consommateurs biélorusses tant qu’ils ne sont pas enregistrés en Biélorussie.

  2. Il n’y a pas de secret, dans le monde à jamais compétitif du journalisme, les journalistes indépendants ont souvent la part la plus difficile dans des pays comme la Biélorussie. Beaucoup d’entre eux n’ont pas de salaire régulier, d’autres ont des difficultés à accéder aux sources sans le soutien des principaux organes de presse et beaucoup n’ont pas la protection juridique de leur employeur en cas de poursuite pour diffamation.

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